Step 7

SIMATIC
STEP 7





1. Avant-propos2. Conseils de programmation du SIMATIC S7-300 avec STEP 7

2.1 Système d'automatisation SIMATIC S7-300

2.2 Logiciel de programmation STEP 7

3. Installation du logiciel STEP 7

4. Paramétrage de l'interface de programmation (Adaptateur PC)

5. Qu'est-ce qu'un automate et à quoi sert-il ?

5.1 Description

5.2 Comment l'automate commande-t-il le processus ?

5.3 Comment l'automate reçoit-il ses informations sur les états du processus ?

5.4 Quelle est la différence entre les contacts à ouverture et à fermeture ?
5.5 Comment l'automate adresse-t-il des signaux d'entrée/sortie ?

5.6 Comment le programme est-il traité dans l'automate ?

5.7 A quoi ressemblent les opérations logiques dans le programme de l'automate ?

5.7.1 Opération ET

5.7.2 Opération OU

5.7.3 Négation

5.8 Comment le programme d'automatisation est-il créé ?

6. Installation et mise en oeuvre du S7-300

7. Exercice pratique

8. Création du projet STEP 7

9. Ecrire le programme S7 en LOG

10. Test du programme S7 dans la CPU

11. Bases de la programmation de l'automate avec le Simatic S7-300

11.1 Composition et fonction de l'automate

11.2 Types de signaux en automatisation

11.2.1. Signaux binaires

11.2.2 Signaux analogiques

11.3 Systèmes de numérotation

11.3.1 Système décimal

11.3.2 Système binaire

11.3.3 Code DCB (Code 8-4-2-1)

11.3.4 Système hexadécimal

 

11.3.5 Représentation des systèmes de numérotation

 

11.3.6 Règles de conversion

11.4 Concepts de l'informatique

11.4.1 Bit

11.4.2 Octet

11.4.3 Mot

11.4.4 Double mot

11.4.5 Adresse de bit

11.4.6 Adresse d'octet

11.4.7 Adresse du mot

11.4.8 Adresse de double mot

11.5 Constitution de l'automate

11.6 Fonctionnement de l'automate programmable

11.6.1 L'unité centrale (CPU)

11.6.2 Le système de bus66

11.6.3 Le module d'alimentation

11.6.4 La mémoire du programme

11.6.5 RAM

11.6.6 Flash- EPROM

11.7 Système d'automatisation SIMATIC S7

11.7.1 SIMATIC S7-300

11.8 Traitement du programme

11.8.1 Mémoire du programme

11.8.2 Traitement linéaire du programme

11.8.3 Traitement structuré du programme

11.8.4 Blocs utilisateur

11.8.5 Blocs système pour fonctions standard et fonctions système

12. Langage de programmation de STEP7

12.1 Généralités

12.2 Conversion STEP5 _ STEP7

12.3 Normes CEI 1131 pour automates programmables industriels

12.3.1 CEI 1131-1

12.3.2 CEI 1131-2

12.3.3 CEI 1131-3

12.3.4 CEI 1131-4

12.3.5 CEI 1131-5

12.4 Structure de fichiers

12.5 Configuration et paramétrage

12.6 L'instruction

12.6.1 Partie type opération

12.6.2 Partie opérande

12.7 Adressage

 

12.7.1 Adressage symbolique

 

12.7.2 Adressage absolu

12.8 Représentation du programme

12.8.1 Schéma à contacts CONT

12.8.2 Logigramme LOG

12.8.3 Liste d'instructions LIST

12.9 Mémentos

12.9.1 Mémentos rémanents

12.9.2 Mémentos non rémanents

13. Bases de programmation en CONT/LOG/LIST dans STEP 7

13.1 Avant-propos

13.2. Instructions de base

13.2.1 Affectation

13.2.2 Fonction ET

13.2.3 Fonction OU

13.3 Fonction ET avant OU

13.4 Fonction OU avant ET

13.5 Test à 0 de l'état du signal

13.6 Fonction OU exclusif

13.7 Test des sorties

13.8 Eléments bistables R- S

13.8.1 Mise à zéro prioritaire

13.8.2 Mise à un prioritaire

13.9 Fronts

13.9.1 Front montant (FP)

13.9.2 Front descendant (FN)

13.10 Temporisations

13.10.1 Validation de la temporisation (FR) seulement en LIST

13.10.2 Déclenchement de la temporisation (SI/SV/SE/SS/SA)

13.10.3 Présélection de la temporisation (TW)

13.10.4 Réinitialisation de la temporisation (R)
13.10.5 Interrogation de la valeur de temporisation (L/LC

13.10.6 Test à 0/1 de l'état du signal de la temporisation (Q)

13.10.7 Temporisation sous forme d'impulsion (SI)

13.10.8 Impulsion prolongée (SV)

13.10.9 Retard à la montée (SE)

13.10.10 Retard à la montée mémorisée (SS)

13.10.11 Retard à la retombée (SA)

13.11 Horloges

13.12 Opérations de comptage

13.12.1 Validation du compteur (FR) uniquement en LIST

 

13.12.2 Comptage (ZV)

 

13.12.3 Décomptage (ZR)

13.12.4 Initialisation du compteur (S)

13.12.5 Prédéfinition la valeur de comptage (ZW)

13.12.6 Réinitialisation du compteur (R)

13.12.7 Interrogation de la valeur de compteur (L/LC)

13.12.8 Test à 0/1 de l'état du signal du compteur (Q)

13.13 Opérations de chargement et de transfert (L/T) uniquement en LIST

13.14 Opérations de comparaison .

13.15 Gestion du programme

13.15.1 Appel de bloc (CALL)

13.15.2 Appel de bloc conditionnel (CC)

13.15.3 Appel de bloc inconditionnel (UC)

13.15.4 Ouverture du bloc de données (AUF)

13.15.5 Fin de bloc inconditionnelle (BEB) uniquement en LIST

13.15.6 Fin de bloc inconditionnelle (BEA) uniquement en LIST

13.16 Opérations de saut

13.16.1 Sauts inconditionnels (SPA)

13.16.2 Sauts conditionnels (SPB/SPBN)

13.16.3 Boucle de programme (LOOP) uniquement en LIST

13.17 Opérations NOP

13.17.1 Opération NOP0/NOP1) uniquement en LIST

13.18 Traitement du RLG

13.18.1 Négation du RLG (NOT) uniquement en LIST

13.18.2 Mise à 1 du RLG (SET) uniquement en LIST

13.18.3 Remise à zéro du RLG (CLR) uniquement en LIST

13.18.4 Sauvegarde (SAVE) du RLG uniquement en LIST

14. Simulation de l'automate avec S7-PLCSIM

14.1 Remarque sur l'utilisation de S7-PLCSIM

14.2 Installation du logiciel S7-PLCSIM

14.3 Création d'un programme simple avec STEP 7

14.4 Lancement et configuration de S7-PLCSIM

14.5. Test du programme STEP7 avec le logiciel de simulation S7-PLCSIM

Lien de télécharegement:

http://www.4shared.com/document/cM8DqHOo/Cours_step_7.html


Utilisation de Step 7

Introduction



Step 7 permet l'accès "de base" aux automates Siemens. Il permet de programmer
individuellement un automate (en différents langages). Il prend également en compte
le réseau des automates, ce qui permet d'accéder à tout automate du réseau (pour le
programmer), et éventuellement aux automates de s'envoyer des messages entre eux.
Il ne permet pas d'incorporer les ordinateurs dans le réseau (durant le fonctionnement,
il n'y a pas de dialogue entre les PC et les automates, donc pas de supervision du
processus par un logiciel centralisé, comme ce serait possible sous PCS7).


 

Créer son projet


Un projet contient la description complète de votre automatisme. Il comporte donc
deux grandes parties : la description du matériel, et la description du fonctionnement
(le programme).

En entrant dans Step7, il peut y avoir un assistant qui vous propose de créer un
nouveau projet, il vaut mieux l'annuler car par défaut il configure mal la liaison avec
l'automate. On choisira donc plutôt « fichier -> nouveau » ou « fichier ->ouvrir ».
N'utilisez pas un projet existant, suivant les filières les projets peuvent être
incompatibles !


 

Le matériel

La première chose à faire est de décrire le matériel. Nous disposons de 10 PC
appelés ESx (x entre 0 et 9), ES0 et ES1 pouvant servir de serveurs; et de 10
valises (comportant un automate, ses modules d'entrées/sorties, ainsi qu'une
console de simulation) nommées Vx (V10 à V19). Ils sont tous reliés par un
réseau industriel (PROFIBUS, câble violet) et par Ethernet (redondant, inutilisé
ici). Repérez votre PC et votre valise, leurs numéros sont indiqués sur une
étiquette rouge

Pour commencer, insérez dans le projet une station SIMATIC 300 (renommez
la du nom de votre valise, par exemple V10).





On définit ensuite le matériel : un rail support (à trouver dans la liste du matériel
pour la gamme Simatic 300, dans les racks), puis (dans l'ordre de leur
implantation physique, de gauche à droite) l'alimentation (repérez sur le matériel,
en haut son type : PS 307 5A, en bas son numéro de référence :
307-1EA-0AA0). Insérez l'automate (son numéro IP 192.168.0.1xx est noté
sur la valise), puis le module 32 sorties ToR, le module 32 entrées ToR, le
module 8E/8S (sauf sur ES2), et enfin le module analogique. On pourrait aussi
décrire son PC (mais il n'interviendra pas dans le fonctionnement final, ce sera
pour PCS7). La solution la plus simple est de préparer un projet contenant la
description de l'automate, sans y mettre de programme, et l'ouvrir à chaque
nouveau  programme (enregistrer sous... pour garder le projet initial). Je parle
évidemment de ceux qui auraient plusieurs TP successifs à effectuer ici.





Vérifiez bien les différentes adresses. Pour le CPU, en premier (X1) vous
définissez la connection PROFIBUS (à connecter en 500kbits, en format
standard) : les 10 valises Vxx (V10 à V19), ont xx comme numéro
PROFIBUS. En X2 (seconde interface, ici Ethernet), définissez son numéro
IP (192.168.0.1xx) et donnez le nom de votre valise (par exemple V10),
il ne doit plus s'appeler PN-IO (il vaut mieux ne pas activer cette liaison,
Profibus suffit). Utilisez également l'adressage du tableau ci-dessus pour
les modules d'E/S.

Quand nous ferons des projets PCS7 il faudra également définir le PC,
nommé ESx (x entre 0 et 9), de numéro PROFIBUS x et
IP 192.168.0.00x, voire plusieurs PC et plusieurs valises. Nous avons en
plus un gros automate (série AS400) nommé AS400, d'adresse PROFIBUS
20, et 192.168.0.120 comme IP. Il est prévu d'y adjoindre une périphérie
décentralisée mais ce n'est pas encore fait. Ci dessous sa description actuelle
(à définir uniquement si vous l'utilisez) :







 

On peut (devrait, sauf dans les problèmes suffisamment simples comme le
premier exercice) donner des noms explicites aux différentes E/S, en
choisissant "mnémoniques" dans le dossier "programme" de l'automate.
De base, les entrées ToR se notent E a.b (E=ein) avec a l'adresse du
module (ou la partie d'adresse, on regroupe par octet, donc dans un
module 32 E/S il y a 4 adresses a), b étant le numéro du bit dans l'octet
(entre 0 et 7). Exemple : E0.4 est la cinquième entrée du premier bloc
d'entrées) les sorties se notent A a.b (A=Aus). Les entrées et les sorties
peuvent utiliser les mêmes adresses, les 32 entrées du premier bloc
s'appellent E0.0 à E3.7, les 32 sorties du second bloc s'appellent A0.0 à
A3.7. On peut également accéder directement à un octet complet (B), un
mot (W) de deux octets, un double mot (D) de 4 octets. Pour stocker des
résultats intermédiaire, on dispose de mémoires internes (mémento) nommés
en ToR M0.0 à M65535.7 (si on a assez de mémoire), ou MB, MW, MD.
Pour l'arithmétique on dispose aussi des types int, dint, real, char, date, time...

Les mnémoniques sont des variables globales (pour tous les blocs ou
sous-programmes). Mais elles sont définies pour un matériel donné uniquement.
voici un exemple de table de mnémoniques :









 

Le programme

Le programme sera placé dans l'automate (->programme->blocs). Le
"programme principal" s'appelle obligatoirement OB1 (OB= Bloc
d'Organisation, contient un bout de programme, on pourrait aussi appeler
cela un sous-programme). On double clique sur OB1 pour entrer le
programme. Il faut avant tout choisir son langage préféré (dans "affichage"
s'il ne le propose pas automatiquement) : CONT (langage à contacts), LIST
(langage textuel), ou LOG (portes logiques). D'autres langages (optionnels)
existent, les trois qui me semblent les plus intéressants sont SCL (langage
proche du Pascal, permettant des algorithmes et calculs complexes),
GRAPH (proche du Grafcet), HiGRAPH (proche des réseaux de Petri).














 

Le langage CONT

C'est une suite de réseaux qui seront parcourus séquentiellement. Les entrées
sont représentées par des interrupteurs -| |- (ou -|/|- si entrée inversée), les
sorties par des bobines -( )- ou des bascules -(S)- -(R)-.Il y a également des
opérations unaires (une entrée une sortie) : l'inverseur -|NOT|-, l'attente d'un
front montant -(P)- ou descendant -(N)-. Les sorties sont obligatoirement à
droite du réseau On doit évidemment définir nos E/S, soit directement par leur
code (E a.b / A a.b), ou avec leur nom en clair défini dans la table des
mnémoniques (entrez le nom entre guillemets). On relie les éléments en série
pour la fonction ET, en parallèle pour le OU. On peut utiliser des bits internes
(peuvent servir en bobines et interrupteurs), comme on utilise dans une
calculatrice une mémoire pour stocker un résultat intermédiaire (M a.b). On peut
aussi introduire des éléments plus complexes, en particulier les opérations sur bits
comme par exemple une bascule SR (priorité déclenchement), RS (priorité
enclenchement), POS et NEG pour la détection de fronts... Dans le document en
ligne « CONT pour S7 » on trouvera d'autres fonctions utiles, les compteurs, les
tempos, à la rigueur le registre à décalage qui permettrait de gérer du séquentiel
sans Grafcet. On peut également utiliser des fonctions plus complexes (calculs sur
mots par exemple), mais là je pense qu'il vaut mieux travailler en langage LIST.
On trouve normalement dans la fenêtre « éléments de programme » l'ensemble
des opérations existantes (si on ne l'a pas fermée, bien sûr, sinon choisir
« affichage -> vues d'ensemble »).

Le programme est en général décomposé en plusieurs réseaux, par exemple un
réseau par sortie (2 parties du schéma non reliées entre elles doivent être dans
deux réseaux différents). Les réseaux sont exécutés séquentiellement.








 

Le langage LOG

C'est un langage graphique, utilisant les symboles de l'électronique numérique
(portes logiques). Il n'y a rien de spécial à dire, c'est très intuitif. On peut
utiliser plusieurs entrées pour une même porte, placer des inverseurs sur les
entrées.... Ici, on découpe son programme en plusieurs réseaux (en général
quand un ensemble de blocs n'est pas relié au reste, ou un réseau par
sortie...) Voici l'exemple correspondant au programme CONT montré plus
haut :





 

Le langage LIST

C'est un langage textuel, qui est le plus proche du comportement interne de
l'automate (correspond à peu près à l'assembleur dans un ordinateur). Le
système sait toujours traduire du CONT ou du LOG en LIST, mais pas
l'inverse (ou alors je ne sais pas faire). Le programme se compose d'une
suite de lignes, chacune spécifiant un code opération suivi d'un opérande
(et un seul). L'opérande peut être une adresse absolue (E0.0) ou un
mnémonique entre guillemets (si les mnémoniques ont été définis, bien sûr).
Comme on ne peut pas utiliser deux opérandes dans une même ligne, pour
faire « x=a et b » on écrit :

	U "a" 
	U "b" 
	= "x"

On utilise U pour ET (und), O pour Ou (oder), X pour Ou Exclusif), UN,
ON et même XN pour les entrées inversées, = pour stocker le résultat.
L'opération (O ou U) pour le premier opérande n'a pas grande importance.
Pour une bascule on utilisera S et R :

	U "a"
	S "x"
	U "b" 
	R "x"

NOT inverse le résultat précédent, FP indique si le résultat précédent vient de
passer de 0 à 1 (front montant), FN pour le front descendant. Ici aussi, on peut
décomposer le programme en plusieurs réseaux, mais peut-être est-ce moins
courant qu'en CONT ?

On peut, comme en programmation classique, faire des sauts (goto) : SPA
label (inconditionnel), SPB (si dernier calcul = 1), SPBN (si 0). On saute
à une ligne précédée de « label : »

En LIST, on peut aussi traiter des mots (peut-être plus facilement que dans
les autres langages) : octets (B), entiers de 16 bits (W) ou 32 bits (D), réels
32 bits). On utilise un accumulateur sous forme d'une pile (à 2 niveaux). On
empile une valeur par L (load). Les calculs se font entre les deux accumulateurs,
se notent pour les entiers +I, -I, /I, *I (idem +D,... sur 32 bits, +R réels). On
peut comparer les deux derniers niveaux de la pile par
<I, >I, <=I, >=I, = =I, <>I (idem <D pour les doubles ou <R pour les réels).

Attention, l'écriture est plus proche de la notation polonaise que d'une
calculatrice : on charge les deux opérandes puis seulement on dit l'opération
à effectuer.

Exemple (sur des entiers 16 bits) :

	L   MW0      //charger le mot double
	L   130      //charger la constante
	>R           //tester
	=   A0.0     //s'allume si MW0 était supérieur 
à 130

On sauve le sommet de la pile par T (T MW0 par ex). Sur les réels on peut
faire de nombreux calculs : ABS, SQR, SQRT, LN, EXP, SIN, COS, TAN,
*ASIN, ACOS, ATAN.

Les conversions de formats de mots sont possibles : ITD ou DTI (16 à 32 bits),
DTR ou RND, TRUNC (entier à réel). On note B les nombres en BCD,
toujours sur 32 bits. Ils sont entre -999 et plus 999, les 3 quartets de droite
pour les 3 chiffres, celui de gauche pour le signe (0 = positif, F = négatif). On
traduit par ITB ou BTI, DTB ou BTD. C'est avec cela que vous gérerez
l'afficheur numérique de la valise.

	L   EW6       //acquérir l'entrée numérique 
	L   W#16#FFF  //masque pour ne garder que 12bits, 
la capacité du convertisseur 
	UW            //masquage 
	ITB           //traduire en BCD 
	T   AW2       //transférer sur l'afficheur

Les constantes sont par défaut en décimal. On peut insérer des « _ » non
significatifs mais pas d'espaces (1234 ou 1_234 mais pas 1 234). On peut
utiliser une autre base X en commençant par X# (2#0110_1100 16#1ABA6).
Les réels contiennent un « . », et peuvent être suivis d'un exposant (puissance
de 10) : 1.2E-5. Les caractères sont entre quotes (simple apostrophe), le « $ »
est un caractère d'échappement, c'est à dire qu'il permet d'entrer un caractère
spécial qu'un ne pourrait pas entrer autrement ($', $$, $N pour nouvelle ligne...)
ou directement son code en hexa ($4E pour 'N').

Le système gère automatiquement le type de la constante, si on veut imposer
son type il suffit de la précéder par TYPE# : BOOL (bool#true, Bool#FALSE,
BOOL#1), BYTE ou CHAR (BYTE#16#FF, BYTE#'a', BYTE#127), INT ou
WORD ou W (W#16#FFFF), DINT ou DWORD ou DW voire REAL (car les
réels sont stockés sur 32 bits).

Les constantes de dates débutent par DATE# (ou D#), TIME# (T#)
DATE_AND_TIME# (DT#) ou TIME-OF_DAY# (TOD#). La date est sous la
forme année-mois-jour (D#2006-06-28), l'heure h:mn:s.ms (les derniers sont
optionnels) (DT#1995-02-02-11:11:11) Pour les durées, on utilise TIME dans
le format définit plus haut, ou on précise les unités (on peut alors prendre des
nombres réels pour le dernier) : D (jour)H (heure) M S MS (T#1d3h2m, T#2.5s,
T#150ms). Il y a aussi des formats hérités de S5.

J'ai écrit un document plus complet sur LIST, cliquez ici (et n'oubliez pas l'aide
en ligne).

Le langage GRAPH

Le Graph (langage proche du Grafcet mais moins puissant) n'est pas un langage
de base dans S7. Mais il suffit de créer un bloc fonctionnel (FB) en Graph : on se
met au niveau des blocs et on insère (clic droit) un FB (bloc fonctionnel). Il nous
ouvre une fenêtre de propriétés, où l'on choisit le nom (FB1 est très bien) mais
surtout le langage (choisir GRAPH). Le système crée automatiquement un DB
(les données associées, DB1), un FC72 et un SFC64 (fonctions système
nécessaires). Il n'y a plus qu'à rentrer le programme, le sauver. Vous aviez
également le droit de préciser des mnémoniques. Le système me semble
nécessiter des convergences en ET symétriques aux divergences (mais accepte
les étapes initiales multiples). Par contre pour les OU il m'a l'air un peu plus
souple. Il ne respecte pas la norme, en particulier les OU sont exclusifs (si deux
voies sont possibles, seule la plus à gauche est empruntée), la règle 5 est bafouée
(si une étape doit être activée et désactivée en même temps, il la désactive !), les
simultanéités sont farfelues.

Une étape est définie par un identificateur Sx (x numéro unique), un nom (par
défaut StepX) qui servira pour les synchronisations, et une extension
(commentaire) noté à droite. On clique avec le bouton droit sur cette extension
pour demander l'insertion d'un objet (une action). Celle-ci est définie par un code
sur une lettre (N normal : sortie allumée au début de l'activation et éteinte à la
désactivation, S set : sortie mise à 1, R Reset : sortie éteinte, D délai : allumage
au bout d'un certain délai après l'activation, extinction à la désactivation, il y a
d'autres options comme compteurs...).

Pour les transitions, on peut choisir le langage CONT ou LOG (j'utilise CONT).
On peut insérer très facilement une tempo (Step12.T<10s), vérifier l'activation
d'une étape (Step43.X). Par contre les fronts ne sont pas proposés de base.
Pour y remédier, on peut par exemple rajouter une étape, on attend d'abord
l'état 0 puis l'état 1.

Avant de terminer, il faut définir l'OB1 (programme principal), qui doit appeler
notre FB. Je conseille d'entrer dans l'OB1 en langage CONT, d'insérer (voir
fenêtre à gauche) le bloc FB en double cliquant sur FB1, donnez un nom de DB
associée sur la boite (DB1), et marquer M0.0 devant l'entrée INIT_SQ du bloc.

Il ne reste plus qu'à sauver, charger l'automate (voir ci-dessous) et tester.

Transfert vers l'automate

Après avoir enregistré votre projet (vous aviez le droit de le faire plus tôt, si vous
êtes prudent), il faut transférer le projet dans l'automate (il vaut mieux que
l'automate soit en mode STOP, mais en RUN-P l'automate peut être arrêté
temporairement à distance). Il suffit de choisir « système cible -> charger ».
On peut regarder le programme actuellement dans l'automate (s'il est en mode
RUN ou RUN-P) par « affichage -> en ligne » (hors ligne correspond au projet
que l'on est en train de créer sur le PC). On peut même directement modifier un
programme dans la fenêtre « en ligne » (si l'automate est au repos), voire faire du
copier-coller ou glisser entre la fenêtre en ligne et hors ligne.

Dans la fenêtre « en ligne », en entrant dans le programme (OB1 ou autres blocs),
on peut directement visualiser l'état des variables dans le programme. On choisit
pour cela « test -> visualiser ». En CONT, les schémas deviennent en pointillés
au endroits où « le courant n'arrive pas ». En LIST, un tableau est affiché à coté
du programme, spécifiant les valeurs (0 ou 1) des opérandes, en LOG des 0 ou 1
sont écrits sur les liaisons. En Grafcet, les étapes actives sont en vert, les
transitions validées sont montrées comme dans le langage correspondant, les
valeurs des tempos, compteurs... sont notées à côté du schéma.

On peut également lister l'état de toutes les variables, voire les modifier. Pour cela,
se placer sur les blocs (fenêtre gauche du projet), puis dans la fenêtre droite (il s'y
trouve au moins OB1) cliquer avec le bouton droit et insérer une table des variables
(VAT).

PLCSIM est un logiciel de simulation d'automates livré avec STEP7. On peut donc
tester un programme sur un PC non relié aux automates (mais avec STEP7 installé,
évidemment). Pour tester un programme, il n'est pas nécessaire d'avoir défini de
matériel. Sinon, enregistrez-sous, puis supprimez la description du matériel (cliquez
dessus avec le bouton de droite par exemple), et répondez NON quand il vous
demande s'il faut également supprimer le programme. Démarrez le simulateur
(outils -> simulation de modules ou l'icône représentant l'automate virtuel dans
un nuage), affichez les E/S (insertion ->entrées ou sorties). Transférez le
programme (par exemple par « système cible ->partenaires accessibles »
et un copier-coller). Vous pouvez désormais tester (en mode RUN).

Pour en savoir plus

La documentation se trouve dans le logiciel (menu ? ou F1), mais aussi dans le
menu démarrer sous Simatic -> documentation -> français. Même les experts se
servent fréquemment de l'aide en ligne, (F1 sur un composant s'il a oublié le détail
de ses entrées par exemple). Dans « STEP7, getting started » vous trouverez à
peu près la même chose que dans ce document (mais on y parle aussi d'autres
choses, par exemple des sous-programmes FB).

Dans « Step7, configuration matérielle » on détaille la configuration du matériel.
Pour une seule valise c'est inutile de le lire, mais on y détaille la périphérie
décentralisée (DP), les projets multi-cpu, la communication par données globales
(GD)...

Annexe

Les mnémoniques globaux (tous les blocs d'un même CPU) sont entre
guillemets, et acceptent tous caractères. Les mnémoniques locaux débutent
par # et comportent lettres, chiffres et souligné.

Ci-dessous tous les types de variables pouvant être associées à
un mnémonique :



 

 

 

 

 

 

 



 





Commentaires sur cette page:
Commentaire de lotfi( lotfiko1993gmail.com ), 19/05/2017, 20 08 00 (UTC):
c'est quois le graf 7



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sur mon site et j'espère qu'il
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découvrir ici les bases de la
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